À retenir
- Trois stocks, trois périmètres : 119 700 (CCI, secteur marchand, édition 2025), 123 257 (DREETS/INSEE, 2024 T4) et 117 592 (ADIRA/Urssaf, 2026 T1). Ils ne se contredisent pas : ils ne comptent pas la même chose.
- Le Haut-Rhin est plus industriel en proportion (22,2 % de ses emplois marchands contre 19,3 % dans le Bas-Rhin), mais le Bas-Rhin concentre les volumes : six emplois industriels alsaciens sur dix s'y trouvent.
- Sur dix ans, l'emploi industriel a reculé de 1,2 % dans le Bas-Rhin mais de 10,9 % dans le Haut-Rhin, contre 7,4 % dans l'ensemble du Grand Est (DREETS Grand Est, 2014 T4 → 2024 T4).
- La rupture est sectorielle, pas territoriale : le matériel de transport perd 17,7 % de ses effectifs dans le Bas-Rhin et 40,8 % dans le Haut-Rhin, quand les équipements électriques et les machines gagnent 8,4 % dans le Bas-Rhin.
- Le frein n'est plus la demande mais la main-d'œuvre : 48 % des projets de recrutement de l'industrie sont jugés difficiles au niveau national, contre 43,8 % tous secteurs confondus (France Travail, BMO 2026).
Combien d'emplois industriels compte l'Alsace ?
L'Alsace n'a pas un chiffre d'emploi industriel : elle en a trois, publiés par trois organismes, sur trois périmètres. Un journaliste ira à la CCI et reprendra 119 700. Cette page croise ce stock avec les deux autres sources primaires disponibles, et explique l'écart.
| Source | Périmètre | Millésime | Effectif |
|---|---|---|---|
| CCI Alsace Eurométropole | Secteur marchand | Édition 2025 | 119 700 |
| DREETS Grand Est (INSEE, Urssaf, Dares) | Emploi salarié total (somme Bas-Rhin + Haut-Rhin) | 4e trimestre 2024 | 123 257 |
| ADIRA (Urssaf-Acoss) | Secteur concurrentiel | 1er trimestre 2026 | 117 592 |
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Ces trois chiffres ne se contredisent pas. Le secteur concurrentiel de l'Urssaf est plus étroit que le secteur marchand de la CCI (hors notamment une partie du non-marchand et des conventions différentes). Le secteur marchand de la CCI est lui-même plus étroit que l'emploi salarié total de l'INSEE, qui inclut la fonction publique. Les millésimes ne coïncident pas : édition 2025 pour la CCI, fin 2024 pour la DREETS, premier trimestre 2026 pour l'ADIRA. La ligne « Alsace » de la DREETS n'existe pas dans la publication : 123 257 est la somme des deux départements, calculée à partir des portraits de territoires 2025. Le tableau ci-dessous détaille la répartition CCI, la plus fine disponible par département.
| Secteur | Bas-Rhin | Part | Haut-Rhin | Part | Alsace | Part |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Industrie | 74 171 | 19,3 % | 45 529 | 22,2 % | 119 700 | 20,3 % |
| Services | 172 755 | 45,0 % | 79 540 | 38,8 % | 252 295 | 42,9 % |
| Commerce | 65 753 | 17,1 % | 37 370 | 18,2 % | 103 123 | 17,5 % |
| Bâtiment et travaux publics | 28 813 | 7,5 % | 17 465 | 8,5 % | 46 278 | 7,9 % |
| Cafés, hôtels, restaurants | 26 066 | 6,8 % | 16 911 | 8,3 % | 42 977 | 7,3 % |
| Intérim | 16 197 | 4,2 % | 8 031 | 3,9 % | 24 227 | 4,1 % |
| Total | 383 755 | 100 % | 204 846 | 100 % | 588 601 | 100 % |
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Source : CCI Alsace Eurométropole, Chiffres-clés Alsace, Bas-Rhin et Haut-Rhin (édition 2025). Effectifs du secteur marchand. Consulté en septembre 2026.
Quelle part l'industrie pèse-t-elle dans l'emploi alsacien ?
L'industrie représente un emploi salarié marchand sur cinq en Alsace (20,3 %), une proportion nettement supérieure à la moyenne française. Le contraste entre les deux départements est le premier enseignement de ces données : le Haut-Rhin est plus spécialisé (22,2 % de ses emplois marchands sont industriels), tandis que le Bas-Rhin concentre les volumes — ses 74 171 salariés industriels représentent près de 62 % de l'emploi industriel alsacien.
Rapportée à l'emploi salarié total — fonction publique comprise —, la part est mécaniquement plus faible : 15,9 % dans le Bas-Rhin et 17,3 % dans le Haut-Rhin au 4e trimestre 2024, contre 15,4 % dans l'ensemble du Grand Est. Cette dernière comparaison est celle qui compte : les deux départements alsaciens restent plus industriels que la région à laquelle ils appartiennent, et le Grand Est est lui-même l'une des régions les plus industrielles de France, avec 17 % de ses emplois en équivalent temps plein dans l'industrie contre 13 % en France métropolitaine.
Une précision de méthode s'impose : l'intérim est compté à part dans la statistique du secteur marchand (24 227 salariés en Alsace). Or une partie substantielle de ces intérimaires travaille en usine. Le poids réel de l'industrie dans l'emploi alsacien est donc supérieur à 20,3 % — les données publiques ne permettent pas de le chiffrer précisément. Le détail des autres indicateurs régionaux figure sur notre page chiffres clés de l'industrie en Alsace.
Sources : CCI Alsace Eurométropole (édition 2025) pour le secteur marchand ; DREETS Grand Est, portraits de territoires 2025 (données 2024) pour l'emploi salarié total ; INSEE Analyses Grand Est n°195 (données 2022) pour la comparaison nationale. Consulté en septembre 2026.
Comment l'emploi industriel alsacien a-t-il évolué en dix ans ?
Entre fin 2014 et fin 2024, l'emploi salarié industriel alsacien a reculé d'environ 5 % — deux fois moins vite que dans l'ensemble du Grand Est (−7,4 %). Mais cette moyenne masque un écart considérable entre les deux départements : le Bas-Rhin a quasiment tenu ses positions (−1,2 %) quand le Haut-Rhin perdait plus d'un emploi industriel sur dix (−10,9 %).
| Territoire | Fin 2014 | Part de l'emploi salarié | Fin 2024 | Part de l'emploi salarié | Évolution |
|---|---|---|---|---|---|
| Bas-Rhin | 77 904 | 17,5 % | 76 932 | 15,9 % | −1,2 % |
| Haut-Rhin | 51 979 | 19,9 % | 46 325 | 17,3 % | −10,9 % |
| Alsace (somme des deux départements) | 129 883 | n. d. | 123 257 | n. d. | −5,1 % |
| Grand Est | 330 816 | 17,1 % | 306 321 | 15,4 % | −7,4 % |
Le tableau voisin en est l'alternative textuelle complète.
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Source : DREETS Grand Est, portrait de territoire 2025 — Bas-Rhin et portrait de territoire 2025 — Haut-Rhin, d'après les estimations d'emploi de l'INSEE, de l'Urssaf et de la Dares (données du 4e trimestre 2014 au 4e trimestre 2024). La ligne « Alsace » est la somme des deux départements, calculée par nos soins : elle n'est pas publiée telle quelle par la DREETS. Consulté en septembre 2026.
Le mouvement ne s'est pas arrêté en 2024. Sur la période la plus récente disponible, l'ADIRA — qui suit les effectifs du secteur concurrentiel alsacien à partir des données Urssaf-Acoss — publiait 122 385 postes industriels au 1er trimestre 2023, puis 117 592 au 1er trimestre 2026. À périmètre et à trimestre identiques, cela représente 4 793 postes de moins en trois ans, soit −3,9 %. Le repli s'observe également à l'échelle régionale : au 2e trimestre 2025, l'industrie du Grand Est comptait 293 529 salariés, en baisse de 1,4 % sur un an, contre −0,2 % en France métropolitaine.
Sources : ADIRA, Indicateurs économiques de l'Alsace (données du 1er trimestre 2023) et ADIRA, Baromètre économique de juin 2026 (données du 1er trimestre 2026), d'après Urssaf-Acoss ; OREF Grand Est, tableau de bord de conjoncture d'octobre 2025 (données du 2e trimestre 2025) pour le Grand Est. L'écart de 4 793 postes est calculé par nos soins à partir des deux publications de l'ADIRA. Consulté en septembre 2026.
Nous ne publions pas de série longue sur quinze ou vingt ans. Les publications alsaciennes antérieures à 2014 reposent sur des nomenclatures et des périmètres qui ne sont plus comparables aux séries actuelles, et l'Alsace a cessé d'être une région statistique en 2016. Plutôt qu'un chiffre spectaculaire mais indéfendable sur « les emplois industriels perdus depuis 2000 », nous nous en tenons à la décennie 2014-2024, documentée par une source unique et homogène.
Quelles filières industrielles emploient le plus en Alsace ?
La décennie écoulée n'a pas produit un recul uniforme de l'industrie alsacienne : elle a opéré un tri entre filières. Le matériel de transport s'effondre dans les deux départements, les biens d'équipement progressent dans le Bas-Rhin, l'agroalimentaire se maintient. C'est cette recomposition — et non le volume global — qui explique les trajectoires opposées du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.
| Filière | Bas-Rhin fin 2024 | Évol. 10 ans | Haut-Rhin fin 2024 | Évol. 10 ans | Évol. Grand Est |
|---|---|---|---|---|---|
| Autres produits industriels (métallurgie, chimie, plastique, papier, textile…) | 28 720 | −4,3 % | 23 151 | −3,8 % | −10,2 % |
| Équipements électriques, informatiques ; machines | 19 196 | +8,4 % | 8 112 | −9,1 % | −1,4 % |
| Denrées alimentaires, boissons, tabac | 16 142 | −1,0 % | 5 989 | +0,6 % | +1,8 % |
| Matériels de transport | 7 031 | −17,7 % | 5 135 | −40,8 % | −27,1 % |
| Cokéfaction-raffinage, industries extractives, énergie, eau, déchets | 5 842 | +9,4 % | 3 938 | −9,9 % | +2,6 % |
| Ensemble de l'industrie | 76 932 | −1,2 % | 46 325 | −10,9 % | −7,4 % |
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Source : DREETS Grand Est, portraits de territoires 2025 (Haut-Rhin), d'après les estimations d'emploi de l'INSEE, de l'Urssaf et de la Dares. Évolutions entre le 4e trimestre 2014 et le 4e trimestre 2024. Nomenclature agrégée de l'INSEE : la ligne « autres produits industriels » regroupe notamment la métallurgie, la chimie, la pharmacie, le caoutchouc-plastique et le bois-papier. Consulté en septembre 2026.
Trois lectures se dégagent. D'abord, l'automobile a payé le prix fort : le Haut-Rhin, qui abrite le site Stellantis de Mulhouse, a perdu 40,8 % de ses effectifs dans le matériel de transport — 3 536 postes en dix ans. Ensuite, les biens d'équipement ont sauvé le Bas-Rhin : avec 19 196 salariés et une progression de 8,4 % à contre-courant régional, la fabrication d'équipements électriques et de machines est devenue le deuxième employeur industriel du département. Enfin, l'agroalimentaire fait office d'amortisseur, stable dans les deux départements. Le détail des sites et des entreprises derrière ces chiffres figure sur notre page filières industrielles d'Alsace.
Pourquoi les industriels alsaciens peinent-ils à recruter ?
Le facteur limitant de l'industrie alsacienne n'est plus le carnet de commandes mais la disponibilité des compétences. L'enquête Besoins en main-d'œuvre 2026 de France Travail chiffre le phénomène au niveau national : l'industrie déclare 211 000 projets de recrutement, dont 48 % jugés difficiles par les employeurs — contre 43,8 % tous secteurs confondus, sur un total de 2,275 millions d'intentions. France Travail estime par ailleurs qu'à l'horizon 2035, près de 200 000 postes par an devront être pourvus dans l'industrie et la métallurgie. Le détail des métiers — volume contre rareté, causes frontalières, voies d'entrée — est sur la page métiers industriels en tension en Alsace.
Dans le Grand Est, les intentions d'embauche s'élèvent à 162 940 projets pour 2026, dont 106 672 non saisonniers — une quatrième baisse annuelle consécutive, loin des 216 480 relevées pour 2022. L'industrie représente 11 % de ces projets, et 46 % des projets régionaux sont jugés difficiles, un taux en recul de 5 points sur un an ; France Travail identifie la construction, les services aux personnes et l'industrie comme les secteurs où la tension reste la plus forte. L'Alsace totalise environ 58 000 projets d'embauche, un niveau stable par rapport à 2025.
Sources : France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre 2026 (publiée le 21 avril 2026) pour les chiffres nationaux ; France Travail Grand Est, enquête BMO 2026, via les Dernières Nouvelles d'Alsace (11 mai 2026) pour les chiffres régionaux et alsaciens. Consulté en septembre 2026.
L'intérim donne un second signal, plus brutal encore parce qu'il réagit avant l'emploi permanent. Dans le Bas-Rhin, l'intérim industriel est passé de 8 390 à 6 656 équivalents-emplois à temps plein entre 2021 et 2024, soit −20,7 %, quand le Haut-Rhin progressait de 14,2 % (de 3 443 à 3 931) et le Grand Est reculait de 4,5 %. Au 1er trimestre 2026, l'Alsace comptait 22 696 intérimaires tous secteurs confondus.
Face à cette contrainte, la filière investit dans la formation. L'UIMM Alsace, qui fédère 330 entreprises et 54 000 salariés de la métallurgie dans les deux départements pour une vingtaine de milliards d'euros de chiffre d'affaires, forme environ 1 500 apprentis par an dans quatre centres de formation. Un nouveau bâtiment est prévu à Colmar pour environ 7 millions d'euros, avec une mise en service à la rentrée 2028. À l'échelle alsacienne, tous secteurs confondus, les centres de formation d'apprentis ont accueilli 30 469 jeunes à la rentrée 2024.
Sources : DREETS Grand Est, portraits de territoires 2025, d'après la Dares (intérim en équivalents-emplois à temps plein, moyennes 2021 à 2024) ; ADIRA, Baromètre économique de juin 2026 (données du 1er trimestre 2026) pour l'intérim alsacien ; Les Echos (23 juin 2025) pour l'UIMM Alsace ; CCI Alsace Eurométropole (rentrée 2024) pour l'apprentissage. Consulté en septembre 2026.
Ce que ces chiffres changent pour un dirigeant industriel alsacien
Une donnée n'a d'intérêt que si elle modifie une décision. Ces chiffres en modifient trois.
Premièrement, le recrutement n'est plus une variable d'ajustement mais une contrainte structurelle. Quand un projet d'embauche industriel sur deux est jugé difficile et que l'intérim industriel bas-rhinois a fondu d'un cinquième en trois ans, raisonner en « on embauchera quand la charge remontera » revient à parier sur un marché du travail qui n'existe plus. La question n'est plus de trouver des bras disponibles, mais de faire produire davantage à un effectif qui, au mieux, restera stable.
Deuxièmement, la trajectoire de votre filière compte plus que celle de votre territoire. Un sous-traitant du matériel de transport a vu son marché de l'emploi se contracter de 18 à 41 % en dix ans selon son département ; un fabricant de machines bas-rhinois évolue au contraire dans une filière en croissance de 8,4 %. Ces deux entreprises peuvent être voisines : elles n'ont ni les mêmes marges de manœuvre, ni les mêmes priorités d'investissement. Le diagnostic doit partir de la filière, pas du code postal.
Troisièmement, l'écart entre le Bas-Rhin et le Haut-Rhin démontre qu'une trajectoire n'a rien de fatal. Le Bas-Rhin n'a pas mieux résisté parce qu'il était mieux placé, mais parce que son tissu s'est déplacé vers des filières à plus forte valeur ajoutée — équipements électriques, machines, énergie. Cette bascule ne s'improvise pas : elle suppose des processus fiabilisés, des données de production exploitables et une automatisation des tâches à faible valeur ajoutée. C'est exactement le sujet de nos guides industrie 4.0 et IA & automatisation en usine, et l'enjeu des aides et financements mobilisables en 2026.
Reste la question du partenaire capable de traduire ce constat en systèmes qui tournent réellement en atelier. La page écosystème d'accompagnement distingue ce que font les structures publiques (CCI, Région, CETIM) de ce que font les prestataires privés, sans notes. Vous voulez situer votre entreprise dans ces chiffres et chiffrer un projet ? Décrivez votre situation — réponse sous 24 h.
Questions fréquentes
Combien y a-t-il d'emplois industriels en Alsace ?
L'Alsace compte environ 120 000 salariés dans l'industrie. Le chiffre exact dépend du périmètre retenu : 119 700 salariés du secteur marchand selon la CCI Alsace Eurométropole (édition 2025), 123 257 salariés selon les estimations d'emploi de l'INSEE reprises par la DREETS Grand Est au 4e trimestre 2024 (somme du Bas-Rhin et du Haut-Rhin), et 117 592 salariés du secteur concurrentiel au 1er trimestre 2026 selon l'ADIRA, d'après l'Urssaf-Acoss.
Le Bas-Rhin ou le Haut-Rhin est-il le plus industriel ?
Les deux, mais pas de la même façon. Le Bas-Rhin concentre le volume : 74 171 salariés de l'industrie contre 45 529 dans le Haut-Rhin. Le Haut-Rhin est en revanche plus spécialisé : l'industrie y pèse 22,2 % de l'emploi salarié marchand, contre 19,3 % dans le Bas-Rhin et 20,3 % en Alsace. Ces chiffres proviennent des Chiffres-clés 2025 de la CCI Alsace Eurométropole.
L'emploi industriel alsacien a-t-il baissé en dix ans ?
Oui, mais beaucoup moins que dans le reste du Grand Est, et de façon très inégale entre les deux départements. Entre le 4e trimestre 2014 et le 4e trimestre 2024, l'emploi salarié industriel a reculé de 1,2 % dans le Bas-Rhin et de 10,9 % dans le Haut-Rhin, contre 7,4 % dans l'ensemble du Grand Est. Source : DREETS Grand Est, portraits de territoires 2025.
Quelle filière industrielle recule le plus en Alsace ?
Le matériel de transport, de loin. Entre fin 2014 et fin 2024, ses effectifs salariés ont chuté de 17,7 % dans le Bas-Rhin et de 40,8 % dans le Haut-Rhin, contre 27,1 % dans le Grand Est. À l'inverse, la fabrication d'équipements électriques, informatiques et de machines progresse de 8,4 % dans le Bas-Rhin alors qu'elle recule partout ailleurs dans la région.
Les industriels alsaciens ont-ils du mal à recruter ?
Oui, plus que la moyenne des secteurs. Au niveau national, l'industrie déclare 211 000 projets de recrutement pour 2026, dont 48 % jugés difficiles, contre 43,8 % tous secteurs confondus. Dans le Grand Est, 46 % des projets sont jugés difficiles et l'industrie fait partie des secteurs les plus tendus. Source : France Travail, enquête Besoins en main-d'œuvre 2026.
Pourquoi les chiffres de l'emploi industriel alsacien diffèrent-ils selon les sources ?
Parce que le périmètre compté n'est pas le même. La CCI mesure le secteur marchand (119 700, édition 2025), l'Urssaf le secteur concurrentiel (117 592 au 1er trimestre 2026, via l'ADIRA), l'INSEE l'emploi salarié total, fonction publique comprise, repris par la DREETS (123 257 au 4e trimestre 2024, somme du Bas-Rhin et du Haut-Rhin). L'intérim est parfois compté à part, alors qu'une partie des intérimaires travaille en usine. Les millésimes diffèrent aussi.
Sources et méthode
Page établie le 19 septembre 2026. Toutes les sources ci-dessous ont été consultées à cette date. Aucun chiffre de cette page n'est estimé : chaque valeur est reprise telle quelle d'une publication citée, à l'exception de trois calculs explicitement signalés (la somme Alsace des deux départements, l'évolution 2014-2024 qui en découle, et l'écart de 4 793 postes entre les deux publications de l'ADIRA).
- CCI Alsace Eurométropole — Chiffres-clés Alsace, Bas-Rhin et Haut-Rhin, édition 2025 : effectifs salariés du secteur marchand par secteur d'activité et par département, apprentissage, chômage. Millésime : 2025.
- DREETS Grand Est — Portrait de territoire 2025, Bas-Rhin et Haut-Rhin : emploi salarié par secteur et sous-secteur industriel, du 4e trimestre 2014 au 4e trimestre 2024, et intérim en équivalents-emplois à temps plein de 2021 à 2024. D'après les estimations d'emploi de l'INSEE, de l'Urssaf et de la Dares. Millésime : 2025 (données 2024).
- ADIRA — Baromètre économique, juin 2026 : effectifs du secteur concurrentiel alsacien dont industrie, intérim, chômage, d'après Urssaf-Acoss, France Travail et la Dares. Millésime : 1er trimestre 2026.
- ADIRA — Indicateurs économiques de l'Alsace, 1er trimestre 2023 : postes salariés industriels par intercommunalité et total Alsace, d'après Urssaf-Acoss. Millésime : 2023.
- OREF Grand Est — Tableau de bord de conjoncture, octobre 2025 : effectifs salariés par grand secteur dans le Grand Est et en France métropolitaine. Millésime : 2e trimestre 2025.
- France Travail — Enquête Besoins en main-d'œuvre 2026 (21 avril 2026) : projets de recrutement et taux de difficulté, France et industrie. Déclinaison Grand Est et Alsace via les Dernières Nouvelles d'Alsace (11 mai 2026). Millésime : 2026.
- INSEE Analyses Grand Est n°195 : part de l'industrie dans l'emploi en équivalent temps plein, Grand Est et France métropolitaine. Millésime : 2022.
- Les Echos (23 juin 2025) : périmètre et effort de formation de l'UIMM Alsace. Millésime : 2025.
Trois règles de méthode. Nous indiquons systématiquement le périmètre d'un chiffre — Alsace, Bas-Rhin, Haut-Rhin ou Grand Est — et ne requalifions jamais une donnée Grand Est en donnée alsacienne. Nous ne comparons entre elles que des valeurs issues d'une même source et d'une même méthodologie : les comparaisons entre départements et dans le temps s'appuient toutes sur les portraits de territoires de la DREETS, celles entre millésimes de l'ADIRA sur deux publications du même organisme au même trimestre. Enfin, lorsqu'une donnée n'existe pas dans une source primaire consultable, nous ne la publions pas et nous le disons.
Cette page complète les chiffres clés de l'industrie alsacienne (valeur ajoutée, commerce extérieur, frontaliers, robotique, investissements) et le panorama des filières et sites industriels. Vous relevez une erreur ou une source plus récente ? Signalez-la nous : les corrections sont publiées et datées.