Établissement de Sélestat
200 à 249
salariés, tranche du registre en 2023 : une tranche et non un effectif exact, source [11]
En bref
- Daramic fabrique à Sélestat des séparateurs en polyéthylène pour batteries, utilisées dans les voitures et les chariots élévateurs [10].
- Ses premières usines européennes, Norderstedt et Sélestat, ouvrent dans les années 1980 [5].
- Le registre donne 200 à 249 salariés en 2023 et ne publie aucun chiffre d'affaires [11].
- L'usine est une installation classée soumise à autorisation, non Seveso, avec un stock d'hexane limité à 180 tonnes [10].
- Asahi Kasei a cédé Daramic à Kingswood Capital Management le 1er décembre 2025 [1].
Du séparateur en caoutchouc à Sélestat : 1930, 1969, années 1980
Daramic naît aux États-Unis. En 1930, Dewey & Almy Corporation ouvre le chantier d'une usine de séparateurs en caoutchouc, qui marque le début de l'entreprise [5]. En 1969, elle invente à Owensboro, dans le Kentucky, le séparateur en polyéthylène [5].
Elle ouvre ses premières usines européennes dans les années 1980, à Norderstedt, en Allemagne, et à Sélestat [5]. Le registre date la SAS DARAMIC du 21 septembre 1993 et place son siège au 25 rue Westrich, dans un parc d'activités économiques [11].
Une enquête publique se tient du 25 mai au 25 juin 1999 pour autoriser l'extension des activités, et l'arrêté d'autorisation date du 14 février 2000 [8]. L'arrêté du 3 octobre 2002 codifie les prescriptions et complète celles sur les composés organiques volatils. Il relève que les rejets déclarés en avril 2002 sont bien supérieurs à ceux évalués en 1999, et note une baisse de la consommation d'hexane engagée depuis 1995 [8].
- 1930 : chantier d'une usine de séparateurs en caoutchouc, aux États-Unis [5].
- 1969 : invention du séparateur en polyéthylène à Owensboro [5].
- Années 1980 : ouverture des usines de Norderstedt et de Sélestat [5].
- 21 septembre 1993 : création de la SAS DARAMIC, selon le registre [11].
- 14 février 2000 : arrêté d'autorisation d'exploiter et d'étendre [8].
- 3 octobre 2002 : arrêté qui codifie les prescriptions et complète celles sur les rejets de solvants [8].
- Juin 2017 : mise en service du nouveau puits de pompage [10].
- 13 septembre 2018 : annonce d'une hausse de 15 % de la capacité en Europe [6].
- Fin mars 2021 : fuite accidentelle sur une cuve enterrée d'hexane [10].
- 2 octobre 2024 : arrêté complémentaire après un second impact [9].
- 1er décembre 2025 : cession de Daramic à Kingswood [1].
L'usine : deux lignes d'extraction pour fabriquer les séparateurs
Selon la DREAL Grand Est, Daramic produit à Sélestat des membranes plastiques qui servent de séparateurs dans des batteries. Ces batteries équipent des véhicules automobiles et des chariots élévateurs [10]. Daramic décrit ses séparateurs comme destinés à l'industrie des batteries au plomb [4].
L'usine compte deux lignes d'extraction, EXA 1 et EXA 2. Chacune comprend un tunnel où l'hexane retire l'huile du film, puis un four de séchage. Le film en polyéthylène reçoit ensuite un agent mouillant à base d'éthanol [10].
Le site est l'un des trois centres d'innovation de Daramic, avec Owensboro, aux États-Unis, et le Gujarat, en Inde [4]. Daramic annonce 7 usines et 7 bureaux de vente dans le monde [4].
En septembre 2018, le président de Daramic, Bryan Moorehead, annonce une hausse de 15 % de la capacité en Europe pour répondre à la demande de batteries EFB, adaptées aux systèmes start-stop [6]. Un communiqué de Daramic parle d'un investissement de plusieurs millions de dollars à Sélestat [7]. Nous n'avons pas trouvé de montant en euros.
Selon l'exploitant cité par la DREAL, la production de l'extraction a augmenté de 5 millions de m² en 2025, et 16 tonnes d'hexane ont été économisées [10]. Les sources lues ne donnent aucun effectif exact pour le site.
Un site classé : hexane, rejets et eaux souterraines
Le régime, les stocks et les rejets
L'établissement est une installation classée soumise à autorisation, relevant de la directive sur les émissions industrielles. Il n'est pas classé Seveso [10]. Le rapport de la DREAL porte sur une visite du 24 juin 2026.
Le stock d'hexane est limité à 180 tonnes par un arrêté de 2007. Le 24 juin 2026, l'inspection en relève environ 123 tonnes, après une livraison de 23,12 tonnes le 24 avril [10].
La valeur limite des rejets d'hexane est de 34,2 ppm. La moyenne annuelle de l'EXA 2 passe de 13,44 à 8,6 ppm en 2025, grâce à une meilleure gestion du charbon actif, selon l'exploitant [10]. Le rapport cite un rejet canalisé de 31,94 tonnes en 2025 pour les composés organiques volatils [10].
Les fuites d'hexane de 2021 et de 2024
Une fuite accidentelle survient fin mars 2021 sur une cuve enterrée d'hexane. Des piézomètres en limite de propriété montrent ensuite des teneurs en hexane, et un arrêté préfectoral complémentaire du 25 mars 2022 impose une étude d'impact [10].
Une dépollution par venting-sparging démarre en février 2024 et extrait 8,74 tonnes d'hexane, dont 91 % avant le 30 juin 2024 [10]. Selon le bilan du 16 avril 2025, plus aucune concentration d'hexane n'est détectable sur les ouvrages suivis depuis décembre 2024 [10].
L'inspection ne s'oppose pas au démontage des containers de traitement. Elle impose une phase test de trois ans, de 2025 à 2027, avec un bilan triennal début 2028 [10].
En avril 2024, l'exploitant signale un second impact, sous une cuve enterrée de la ligne EXA 2. Un arrêté du 2 octobre 2024 note que l'étendue de la pollution n'est pas connue et que le site se trouve en amont hydraulique de terres agricoles [9]. Le rapport de 2026 écrit que la barrière hydraulique reste en fonctionnement et garantit l'absence d'impact hors du site [10].
Le 24 juin 2026, l'inspection formule cinq demandes. Deux portent sur les eaux souterraines, avec trois mois de délai. Les trois autres, avec un mois de délai, portent sur les rejets, sur le suivi du confinement et sur le stockage d'hexane [10]. Au regard des actions engagées, elle ne propose pas de suites administratives dans l'immédiat [10].
Lors de l'épisode d'ozone de juin 2026, l'exploitant décrit un ralentissement de l'extraction à 50 % de sa capacité pendant les trois jours de niveau 3. L'inspection note qu'il n'a pas informé l'administration dans les 12 heures ouvrées prévues par l'arrêté du 27 avril 2026 [10].
La cession à Kingswood : 1er décembre 2025
Asahi Kasei a acquis Daramic avec Polypore en août 2015. Le groupe japonais annonce la cession de Daramic à Kingswood Capital Management, LP, et le transfert est effectif le 1er décembre 2025 [1]. L'incidence sur ses comptes de l'exercice 2025 est jugée négligeable [1].
Selon Canadian Plastics, la vente comprend les usines de Daramic en Europe et en Asie, et ses centres techniques aux États-Unis, en Europe et en Inde. Les conditions financières ne sont pas publiées [2]. Les sources lues ne nomment pas Sélestat dans ce périmètre.
Chad Schuchmann, jusque-là directeur général de Polypore, la division membranes et séparateurs de batteries d'Asahi Kasei, prend la direction de Daramic [3]. Daramic, LLC a son siège à Charlotte, en Caroline du Nord [4].
Registre et place dans le tissu alsacien
Au registre, la SAS DARAMIC a pour président Alain Hubert Muller et aucune société présidente [11]. Le registre ne publie ni chiffre d'affaires ni résultat pour cette société. Il compte deux établissements, dont un seul ouvert, à Sélestat [11].
Sélestat abrite d'autres sites décrits sur ce site, comme Amcor Flexibles Sélestat pour les opercules et les coiffes de bouteilles, et Schmidt Groupe Sélestat pour les cuisines. La zone d'emploi est décrite dans la section Sélestat, Mulhouse et la frontière statistique.
| Année | Indicateur | Valeur | Périmètre | Source |
|---|---|---|---|---|
| 1930 | Chantier d'une usine de séparateurs en caoutchouc | Dewey & Almy Corporation, États-Unis | Groupe | [5] Daramic |
| 1969 | Invention du séparateur en polyéthylène | Owensboro, Kentucky | Groupe | [5] Daramic |
| 1980 | Premières usines européennes | Norderstedt et Sélestat, années 1980 | Groupe | [5] Daramic |
| 1993 | Création de la SAS | 21 septembre 1993 | SAS DARAMIC | [11] Registre |
| 2000 | Autorisation d'exploiter et d'étendre | Arrêté du 14 février 2000 | Site | [8] Préfecture |
| 2018 | Extension annoncée | Capacité en Europe en hausse de 15 % | Site de France, annonce du 13 septembre | [6] Batteries International |
| 2021 | Fuite d'hexane | Fin mars, cuve enterrée | Site | [10] DREAL |
| 2023 | Effectif au registre | 200 à 249 (tranche) | Établissement de Sélestat | [11] Registre |
| 2024 | Arrêté complémentaire | 2 octobre 2024 | Site | [9] Préfecture |
| 2025 | Hexane économisé | 16 tonnes | Site, selon l'exploitant | [10] DREAL |
| 2025 | Cession de Daramic | 1er décembre, à Kingswood Capital Management | Groupe Daramic | [1] Asahi Kasei |
| 2026 | Stock d'hexane | Environ 123 tonnes pour 180 autorisées | Site, visite du 24 juin | [10] DREAL |
Télécharger ce tableau au format CSV. L'année 1980 désigne les années 1980, sans millésime plus précis. Le registre ne publie ni chiffre d'affaires ni résultat pour la SAS DARAMIC, et la presse lue ne donne aucun effectif exact pour Sélestat.
Les sociétés alsaciennes contrôlées depuis l'étranger sont comparées dans le dossier sur le contrôle des grands sites d'Alsace, et leurs têtes de groupe sur la page des centres de décision. Pour un projet de modernisation d'atelier, le formulaire de contact est ouvert.
Organigramme et structure juridique
Structure relevée au registre national des entreprises le 26 septembre 2026 [12] : chaîne des sociétés présidentes, direction et contrôle des comptes inscrits au registre, établissements alsaciens avec leur tranche d'effectif INSEE. Les tranches d'effectif sont déclaratives et parfois anciennes ; elles ne remplacent pas les effectifs publiés plus haut.
- Kingswood Capital Management, LP société qui a acquis Daramic auprès d'Asahi Kasei, transfert effectif le 1er décembre 2025 ; la chaîne qui la relie à la SAS de Sélestat n'est pas publiée [1]
- Daramic, LLC société de tête des activités Daramic, dont le siège est à Charlotte (Caroline du Nord, États-Unis) selon son site ; la chaîne qui la relie à la SAS de Sélestat n'est pas publiée [4]
- DARAMIC SIREN 392 391 728 · SAS · créée en 1993 · effectif (unité légale) : 200-249 salariés (2023) · siège : Sélestat [12]
- Direction inscrite au registre
- Alain MULLER, président de SAS
- Contrôle des comptes
- PRICEWATERHOUSECOOPERS AUDIT, commissaire aux comptes titulaire
- Établissements en Alsace (1)
- Sélestat (siège) : 200-249 salariés (2023), SIRET 39239172800020
- Direction inscrite au registre
- DARAMIC SIREN 392 391 728 · SAS · créée en 1993 · effectif (unité légale) : 200-249 salariés (2023) · siège : Sélestat [12]
- Daramic, LLC société de tête des activités Daramic, dont le siège est à Charlotte (Caroline du Nord, États-Unis) selon son site ; la chaîne qui la relie à la SAS de Sélestat n'est pas publiée [4]
Actualité 2025-2026
- 2025 : selon l'exploitant, 16 tonnes d'hexane économisées et 5 millions de m² de production en plus sur l'extraction [10].
- 1er décembre 2025 : transfert de Daramic à Kingswood Capital Management [1].
- 27 avril 2026 : arrêté préfectoral complémentaire sur les épisodes de pollution atmosphérique [10].
- 24 juin 2026 : visite d'inspection de la DREAL [10].
- 15 juillet 2026 : date du rapport d'inspection [10].
- Fin septembre 2026 : retours attendus de l'exploitant sur les eaux souterraines [10].
Les sources lues ne font état d'aucun plan social ni d'investissement chiffré à Sélestat en 2025 ou en 2026. Les autres fiches de la rubrique sont réunies sur la page entreprises industrielles d'Alsace.
Son établissement de Sélestat compte parmi les 19 établissements industriels de 20 salariés et plus de la communauté de communes de Sélestat, d'après le registre Sirene : l'industrie de la communauté de communes de Sélestat en carte et en chiffres.
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Questions fréquentes
Que fabrique Daramic à Sélestat ?
Daramic fabrique à Sélestat des séparateurs en polyéthylène pour batteries, utilisées dans les véhicules automobiles et les chariots élévateurs, selon la DREAL Grand Est. Le procédé comprend deux lignes d'extraction : un tunnel où l'hexane enlève l'huile du film, puis un four de séchage. Le film reçoit ensuite un agent mouillant à base d'éthanol.
Combien de salariés Daramic compte-t-il à Sélestat ?
Le registre classe l'établissement dans la tranche de 200 à 249 salariés en 2023, une tranche et non un effectif exact. Nous n'avons trouvé ni effectif précis ni chiffre d'affaires pour le site. Le registre ne publie pas de comptes pour la SAS DARAMIC à la date du relevé, le 26 septembre 2026.
À qui appartient Daramic ?
Asahi Kasei a cédé Daramic à Kingswood Capital Management, LP. Le transfert est effectif le 1er décembre 2025. Le groupe japonais l'avait acquise avec Polypore en août 2015. Daramic, LLC a son siège à Charlotte, en Caroline du Nord. La chaîne entre cette société et la SAS de Sélestat n'est pas publiée dans les documents lus.
L'usine Daramic de Sélestat est-elle classée Seveso ?
Non. Selon la DREAL Grand Est, le site est une installation classée soumise à autorisation, relevant de la directive sur les émissions industrielles, et il n'est pas classé Seveso. L'arrêté de 2007 limite le stock d'hexane à 180 tonnes : l'inspection en relève environ 123 tonnes le 24 juin 2026.
Y a-t-il eu une pollution à l'hexane à Sélestat ?
La DREAL rapporte une fuite accidentelle fin mars 2021 sur une cuve enterrée d'hexane, puis un second impact signalé le 8 avril 2024 sous une cuve de la ligne EXA 2. Des arrêtés complémentaires de 2022 et 2024 ont imposé des études. Le rapport du 15 juillet 2026 demande des actions correctives, sans proposer de suites administratives dans l'immédiat.
Depuis quand Daramic est-il à Sélestat ?
Daramic date ses premières usines européennes, Norderstedt et Sélestat, des années 1980. La SAS DARAMIC est créée le 21 septembre 1993 selon le registre. Un arrêté d'autorisation d'exploiter et d'étendre date du 14 février 2000, et une hausse de 15 % de la capacité en Europe est annoncée en septembre 2018.
Sources
- Chemical Engineering, « Asahi Kasei divests Daramic, a lead battery separator business, to Kingswood Capital » (2 décembre 2025), chemengonline.com, consulté le 6 octobre 2026.
- Canadian Plastics, « Asahi Kasei divests lead acid battery separator business » (3 décembre 2025), canplastics.com, consulté le 6 octobre 2026.
- Indian Chemical News, « Kingswood Capital acquires battery separator leader Daramic from Asahi Kasei, names new CEO » (4 décembre 2025), indianchemicalnews.com, consulté le 6 octobre 2026.
- Daramic, « About Daramic » (page consultée le 6 octobre 2026, non datée), daramic.com, consulté le 6 octobre 2026.
- Daramic, « Daramic Celebrates 90th Anniversary » (communiqué non daté, vers 2020), daramic.com, consulté le 6 octobre 2026.
- Batteries International, « Daramic announces capacity expansion in France to meet EFB demand » (13 septembre 2018), batteriesinternational.com, consulté le 6 octobre 2026.
- Daramic, « Daramic announces separator manufacturing expansion plan » (communiqué non daté, vers septembre 2018), daramic.com, consulté le 6 octobre 2026.
- Préfecture du Bas-Rhin, arrêté du 3 octobre 2002 codifiant les prescriptions applicables à la société DARAMIC à Sélestat, georisques.gouv.fr, consulté le 6 octobre 2026.
- Préfecture du Bas-Rhin, arrêté préfectoral complémentaire du 2 octobre 2024 à la société DARAMIC SAS (fuite d'hexane, ligne EXA 2), georisques.gouv.fr, consulté le 6 octobre 2026.
- DREAL Grand Est, « Rapport de l'inspection des installations classées, visite d'inspection du 24/06/2026, DARAMIC SAS » (15 juillet 2026), publié sur Géorisques, georisques.gouv.fr, consulté le 6 octobre 2026.
- Annuaire des entreprises (registre), DARAMIC, SIREN 392 391 728 (relevé du 26 septembre 2026), annuaire-entreprises.data.gouv.fr, consulté le 6 octobre 2026.
- Registre national des entreprises (INSEE Sirene et RNE), via l'API Recherche d'entreprises et l'Annuaire des entreprises de l'État, annuaire-entreprises.data.gouv.fr, consulté le 26 septembre 2026.
