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Industrie en Alsace · mise à jour du 26 septembre 2026

Entreprises

Dumarey annonce en janvier 2026 la fermeture de l'usine du port du Rhin, ouverte en 1967

Le 7 janvier 2026, la direction de Dumarey Powerglide Strasbourg annonce aux 320 salariés restants un projet de cessation d'activité au cours de l'année [3] [17]. L'usine du port du Rhin, créée par General Motors en 1967, fabriquait des boîtes automatiques, dont la 8 vitesses de ZF pour les BMW thermiques [2] [13]. Au 27 avril 2026, les départs étaient fixés au 1er juin, au 1er août, puis pour un dernier groupe comprenant la direction. Aucune source ouverte postérieure ne dit si ce calendrier a été suivi [19].

Publié le · Mis à jour le

Annonce du 7 janvier 2026

320

salariés encore sur le site au moment de l'annonce de fermeture, sources [3] [17]

En bref

  • L'usine est créée en 1967 par General Motors [2]. Les DNA la situent dans la zone portuaire Sud de Strasbourg [26].
  • Punch reprend le site le 3 janvier 2013, avec 990 emplois sauvegardés. Le nom Dumarey date du 10 octobre 2023 [6] [11].
  • Le chiffre d'affaires 2023 inscrit au registre est de 530,4 M€ [1]. Le Journal des Entreprises écrit qu'il s'élèverait à 60 M€ en 2025 [17].
  • ZF arrête ses commandes de boîtes 8 vitesses au 30 août 2024. Un premier plan social suit à l'automne [14] [15].
  • Les départs de 2026 étaient calendés au 27 avril. Rien, dans les sources ouvertes après cette date, ne confirme qu'ils ont eu lieu [19].

General Motors au port du Rhin

La frise de l'entreprise, archivée en octobre 2024, date la création de l'usine General Motors Strasbourg de 1967. La première boîte automatique à trois rapports sort l'année suivante. En 1988 vient la boîte à quatre rapports, et le premier contrat avec BMW. En 1998, une boîte à cinq rapports est lancée pour General Motors, BMW et Shanghai GM [2]. France 3, en janvier 2026, écrit qu'à l'ouverture le site emploie 1 100 salariés [3].

En avril 2006, General Motors investit 160 M€ dans une ligne de boîte à six rapports, avec un objectif de 1 400 boîtes par jour. 20 Minutes compte alors 1 600 personnes [4]. La crise change la donne. En août 2008, GM annonce vouloir céder le site. En février 2010, le journal rappelle un contrat BMW de 2004 : 200 000 boîtes par an jusqu'en 2015, soit 60 % de la production, et 1 200 emplois. Après la faillite de General Motors, le même article situe le site chez Motors Liquidation [5].

Au répertoire, la société est créée le 28 décembre 1998, l'établissement du siège date du 15 décembre 1981, et le siège est au 81 rue de la Rochelle. Ces dates administratives ne contredisent pas l'usine de 1967. En 2023, l'Insee la classe dans la tranche de 500 à 999 salariés. Les comptes 2023 affichent 530,4 M€ de chiffre d'affaires et 11,7 M€ de résultat net [1]. La page des implantations du groupe indique un capital de 81 033 837 € [30].

  1. 1967 : création de l'usine General Motors Strasbourg [2].
  2. 1968 : première boîte automatique à trois vitesses [2].
  3. 1988 : boîte à quatre rapports et premier contrat BMW [2].
  4. 2006 : 160 M€ pour la boîte à six rapports, 1 600 salariés [4].
  5. 3 janvier 2013 : le tribunal valide la reprise par Punch, 990 emplois [6].
  6. 2014 : démarrage de la boîte huit vitesses pour ZF [2].
  7. 10 octobre 2023 : Punch Powerglide Strasbourg devient Dumarey [11].
  8. 7 janvier 2026 : annonce de la cessation d'activité [17].

La reprise par Punch, puis le nom Dumarey

En juillet 2012, GM remet l'usine en vente. L'accord avec Punch Metals International est conclu le 21 décembre 2012 et validé le 3 janvier 2013 par le tribunal de grande instance de Strasbourg. La décision sauvegarde les 990 emplois. Un accord d'approvisionnement est passé avec ZF pour la boîte huit vitesses, et GM laisse 93 M€ en compte courant [6]. L'histoire du groupe date l'acquisition de la fin 2012 [7].

La production de la 8HP pour ZF démarre en 2014. En 2015, Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, visite le site pour l'annonce du doublement de la capacité [2]. Le cinquantenaire est fêté en 2017, avec la 500 000e boîte huit vitesses. La millionième « Made in France » sort en 2018, la deux millionième en 2022 [2].

En octobre 2019, la logistique quitte Wisches pour Strasbourg. Le groupe parle d'un bâtiment de 30 000 m². La frise de l'usine indique 20 000 m² [2] [7]. En 2020, une ligne de sous-ensembles hybrides est chiffrée à 47 M€ par l'entreprise et à 50 M€ par les DNA [2] [8]. En 2022, Les Échos comptent 700 salariés et environ 200 intérimaires. Un contrat avec Nidec PSA E-Motors, coentreprise de Stellantis et de Nidec, porte sur 40 M€ de pignons et d'arbres pour axes électriques [9]. Cette activité relie le port du Rhin à l'usine Stellantis de Mulhouse.

Le 13 juin 2023, pour les dix ans de Punch à Strasbourg, le groupe dit avoir investi plus de 330 M€ dans des capacités de production [10]. Le Journal des Entreprises précisera en octobre 2024 : plus de 330 M€ de capacité pour ZF, près de 72 M€ de recherche et développement, et 80 M€ supplémentaires vers l'électrique sur les trois années précédentes [27]. Le 10 octobre 2023, Punch Powerglide Strasbourg devient Dumarey Powerglide Strasbourg, première société du groupe à changer de nom [11]. Le 11 octobre, elle rachète l'usine ZF de Bouthéon, dans la Loire [12]. Les effectifs de ce second site, 266 salariés selon La Tribune en mars 2026, ne sont pas ceux de Strasbourg [33].

La fin des commandes ZF

En juillet 2024, la 8HP, produite à plus de 1 200 exemplaires par jour et montée sur les BMW thermiques, est au centre des inquiétudes : 630 salariés et 220 intérimaires [13]. ZF a annoncé en avril la fin des commandes, effective au 30 août 2024. Le Journal des Entreprises écrira en janvier 2026 que l'équipementier a décidé d'internaliser la production de composants de boîtes. La direction parle d'une rupture brutale [17]. Le poids de ce client varie selon les articles : 70 % de la production selon les DNA en août 2024. Le Journal des Entreprises, dans ses papiers de juillet et de fin août, parle de 80 % ou de 85 % du chiffre d'affaires [29] [13] [36]. Depuis août 2024, France 3 écrit que l'entreprise a cessé de produire pour l'Allemagne, qui était son principal marché [37].

Une conciliation au tribunal de commerce aboutit le 11 septembre 2024 à un accord amiable : un fonds de garantie de 60 M€, et l'abandon de l'examen d'une procédure de sauvegarde. Le Journal des Entreprises évoque jusqu'à 300 emplois menacés, et compte 591 emplois chez DPS [14]. Le 4 octobre, le premier plan social est annoncé : 248 postes sur 584. La CGT chiffre à plus de 25 M€ les subventions publiques dont le site aurait bénéficié [15]. Douze jours de grève suivent. L'intersyndicale CFDT-CGT conclut un accord sur les indemnités, et le travail reprend le 19 novembre [34].

La DREETS Grand Est refuse d'abord le plan, unilatéral faute d'accord signé, fin décembre 2024, puis l'homologue le 29 janvier 2025. Les départs commencent le 18 février. La prime supralégale va de 20 650 à 50 650 €. France 3 titre sur 238 salariés licenciés [16]. Les autres décomptes circulent ensuite : 234 selon Les Échos en janvier 2026, 230 selon Rue89 [31] [20]. Un délégué CGT explique à France 3 qu'une vingtaine de personnes ont démissionné entre l'annonce et l'homologation [16]. En février 2025, les DNA écrivent qu'il ne restera plus que 320 salariés, le niveau le plus bas depuis longtemps [26] [31].

Effectifs publiés de l'usine du port du Rhin, de General Motors à Dumarey
AnnéePropriétaireSalariésIntérimairesSource
1967General Motors1 100non cité[3] France 3, 08/01/2026
2006General Motors1 600non cité[4] 20 Minutes, 10/04/2006
2010General Motors / Motors Liquidation1 200non cité[5] 20 Minutes, 01/02/2010
2013Punch Metals International990non cité[6] L'Usine Nouvelle, 03/01/2013
2022Punch700environ 200[9] Les Échos, 10/2022
2024Dumarey630220[13] Le Journal des Entreprises, 03/07/2024
2024Dumarey584non cité[15] Rue89 Strasbourg, 04/10/2024
2025Dumarey320non cité[26] DNA, 06/02/2025
2026Dumarey320non cité[3] France 3, 08/01/2026

Télécharger ce tableau au format CSV. Sources : France 3 (2026), 20 Minutes (2006 et 2010), L'Usine Nouvelle (2013), Les Échos (2022), Le Journal des Entreprises (2024), Rue89 Strasbourg (2024), DNA (2025). Les périmètres et les dates ne se superposent pas. L'AFP a aussi écrit « plus de 2 500 » salariés sous General Motors, sans date : ce chiffre n'est pas repris ici.

L'annonce de fermeture, telle qu'elle est connue en avril 2026

Le 7 janvier 2026, la direction présente aux 320 salariés un projet de cessation. Arnaud Baïlo, président depuis une quinzaine d'années, explique le choix d'une cessation volontaire plutôt qu'un redressement, « de manière à accompagner du mieux possible » ces personnes [17] [18]. Le Journal des Entreprises écrit que le chiffre d'affaires « s'élèverait à 60 millions d'euros en 2025 contre 530 millions d'euros en 2023 » [17]. Les Échos écrivent « moins de 60 millions » pour 2025 [31]. Selon Baïlo, cité par Rue89, des concurrents chinois « fabriquent les mêmes produits que nous pour 30 % moins cher » [20].

La piste d'un rachat de Lohr à Duppigheim s'est fermée en novembre 2025, selon Baïlo [17] [32]. Le 13 février, une journée « usine morte » avec barrage filtrant réunit plus d'une centaine de personnes selon les DNA [35].

Au 27 avril 2026, Rue89 fixe les départs au 1er juin (69 personnes), au 1er août (205), puis les 45 derniers, dont les membres de la direction. Additionnées, ces trois vagues font 319 personnes, pour 320 salariés annoncés sur le site. Le même article évoque un fonds social de garantie de 60 M€, dont la direction refuse de dévoiler les modalités aux salariés. Ce calendrier est celui qui est écrit à cette date. Aucune source ouverte postérieure à avril 2026 ne concerne Strasbourg : on ne sait donc pas, à la lecture des documents consultés, si ces départs ont eu lieu, ni si un repreneur a été désigné [19].

Avant cette limite, la direction disait chercher un repreneur dans le cadre de la loi Florange. La maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian, et la présidente de l'Eurométropole, Pia Imbs, publient le 8 janvier un communiqué commun dans le même sens [21]. Le conseil municipal adopte le 2 février une motion de solidarité, appelant l'État et des études de reconversion, et citant les infrastructures du port autonome de Strasbourg [28]. France 3 décrit un site de 120 000 m² de bâtiments et 900 000 m² de terrain, dont la valeur serait de plusieurs centaines de millions d'euros selon les syndicats [3].

Le reclassement des licenciés de 2025 est disputé. La CGT estime que seulement 15 à 20 % ont retrouvé un emploi. La direction affirme à ici Alsace que plus de 60 % ont trouvé des solutions [3] [21]. La secrétaire CFDT du CSE indique à RMC une moyenne d'âge de 52 ans [22]. Aucun nom de sous-traitant n'a été publié. L'équipement automobile alsacien est recensé dans la filière automobile et mobilités, et le bassin de Strasbourg parmi les zones d'emploi industriel.

Un groupe familial belge, deux autres sociétés alsaciennes

Dumarey Group se présente comme une entreprise familiale internationale [23]. Guido Dumarey en est l'administrateur délégué depuis le 1er août 2018. La holding belge Dumarey Group NV, capital 226 029 160 €, siège depuis le 9 septembre 2025 à Nazareth-De Pinte. Elle a absorbé Punch Motive le 12 novembre 2020 et Punch Corporation le 14 juillet 2022 [24]. En mars 2026, Le Journal des Entreprises compte 2 500 salariés et 750 M€ de chiffre d'affaires [25].

Le lien de détention direct entre Dumarey Group NV et la SAS strasbourgeoise n'est pas publié. La reprise de 2013 a été faite par Punch Metals International, et Punch Motive a été absorbée par la holding belge en 2020 : cela ne dit pas qui détient la société aujourd'hui [1] [24]. Au registre, Arnaud Baïlo est président et Guido Dumarey directeur général [1]. La page leadership du groupe présente Baïlo comme directeur des opérations de l'usine, et Guido Dumarey comme fondateur [38].

Deux autres sociétés du groupe sont immatriculées en Alsace. Dumarey Training Services, créée le 4 juillet 2013, a le même siège, rue de la Rochelle, et pour président la SAS de production. Ses comptes 2021 affichent un chiffre d'affaires nul et un résultat net de −2 458 € [39]. Dumarey Wisches, créée le 24 juillet 2014, a son siège en zone artisanale à Wisches. Guido Dumarey en est le président, Marc Maes le directeur général. Ses comptes 2020 affichent 62 784 € de chiffre d'affaires et un résultat net de −412 831 € [39]. Le groupe écrit que la logistique de Wisches a rejoint Strasbourg en octobre 2019 et que le bâtiment a été vendu [7]. Le Journal des Entreprises du 27 mars 2026 annonce le plan social de l'usine de Bouthéon, dans la Loire [25]. La Tribune du 24 mars 2026 y compte 266 salariés [33]. Ces chiffres ne sont pas ceux de Strasbourg.

Organigramme et structure juridique

Structure relevée au registre national des entreprises le 26 septembre 2026 [39] : chaîne des sociétés présidentes, direction et contrôle des comptes inscrits au registre, établissements alsaciens avec leur tranche d'effectif INSEE. Les tranches d'effectif sont déclaratives et parfois anciennes ; elles ne remplacent pas les effectifs publiés plus haut. Les sociétés placées côte à côte n'ont pas de lien de présidence inscrit au registre ; une détention au capital, lorsqu'elle existe, n'y figure pas.

  • Guido Dumarey administrateur délégué de Dumarey Group NV depuis le 1er août 2018 [24]
    • Dumarey Group NV capital 226 029 160 €, siège à Nazareth-De Pinte depuis le 9 septembre 2025. Le lien de détention direct avec la SAS strasbourgeoise n'est pas publié [24]
      • DUMAREY POWERGLIDE STRASBOURG SAS SIREN 542 094 750 · SAS · créée en 1998 · effectif (unité légale) : 500-999 salariés (2023) · comptes 2023 : chiffre d'affaires 530,4 M€, résultat net 11,7 M€ · siège : Strasbourg [39]
        • Direction inscrite au registre
          • Arnaud BAÏLO, président de SAS
          • Guido DUMAREY, directeur général
        • Contrôle des comptes
          • DELOITTE ET ASSOCIES, commissaire aux comptes titulaire
          • BEAS, commissaire aux comptes suppléant
        • Établissements en Alsace (1)
          • Strasbourg (siège) : 500-999 salariés (2023), SIRET 54209475000081
        • Sociétés qu'elle préside
          • DUMAREY TRAINING SERVICES SIREN 794 197 624 · SAS · créée en 2013 · siège : Strasbourg [39]
            • Contrôle des comptes
              • MAZARS SA, commissaire aux comptes titulaire
              • MAZARS FIDUCO, commissaire aux comptes suppléant
            • Établissements en Alsace (1)
              • Strasbourg (siège) : effectif non renseigné, SIRET 79419762400016
      • DUMAREY WISCHES SIREN 804 168 284 · SAS · créée en 2014 · siège : Wisches [39]
        • Direction inscrite au registre
          • Guido DUMAREY, président de SAS
          • Marc MAES, directeur général
        • Contrôle des comptes
          • DELOITTE & ASSOCIES, commissaire aux comptes titulaire
          • BEAS, commissaire aux comptes suppléant
        • Établissements en Alsace (1)
          • Wisches (siège) : effectif non renseigné (2023), SIRET 80416828400011

Direction opérationnelle citée par la presse :

  • Arnaud Baïlo, président de Dumarey Powerglide Strasbourg depuis environ quinze ans à la date du 8 janvier 2026 [18]

Actualité 2025-2026

  • 9 octobre 2025 : Lohr dément des négociations exclusives avec Dumarey. La direction dira en janvier que la piste s'est fermée en novembre [32] [17].
  • 7 janvier 2026 : annonce de la cessation aux 320 salariés du port du Rhin [18].
  • 13 février 2026 : journée « usine morte » [35].
  • 27 mars 2026 : plan social annoncé à Bouthéon, dans la Loire, 266 salariés selon La Tribune. Ces chiffres ne sont pas ceux de Strasbourg [25] [33].
  • 27 avril 2026 : derniers départs calendés dans une source ouverte. Rien après cette date ne confirme leur exécution [19].

Les ordres de grandeur régionaux de l'investissement et de l'emploi sont repris dans les chiffres clés de l'industrie alsacienne. Pour un projet de modernisation d'une ligne d'usinage ou d'assemblage dans le Bas-Rhin, vous pouvez écrire via le formulaire de contact.

Questions fréquentes

Pourquoi l'usine Dumarey de Strasbourg ferme-t-elle ?

La direction lie la cessation annoncée le 7 janvier 2026 à l'arrêt, en 2024, des commandes de boîtes 8 vitesses de ZF, son client principal. Le chiffre d'affaires serait passé d'environ 530 M€ en 2023 à environ 60 M€ en 2025, selon Le Journal des Entreprises. Les Échos écrivent « moins de 60 millions » pour 2025. Aucun repreneur n'était nommé dans les sources ouvertes au 27 avril 2026.

Combien de salariés sont concernés par la fermeture ?

320 salariés restaient sur le site à l'annonce du 7 janvier 2026, selon France 3 et les DNA. Ce chiffre est déjà celui de février 2025, après le premier plan social. Ce plan portait sur 248 postes annoncés en octobre 2024, puis sur 238, 234 ou 230 selon les médias, un délégué CGT expliquant une vingtaine de démissions avant l'homologation.

Quand l'usine Dumarey de Strasbourg doit-elle fermer ?

La direction a annoncé une cessation au cours de l'année 2026. Au 27 avril 2026, Rue89 Strasbourg fixe les départs au 1er juin (69 personnes), au 1er août (205), puis les 45 derniers, dont la direction. Aucune source ouverte postérieure à avril 2026 ne dit si ces départs ont eu lieu, ni si un repreneur a été trouvé.

Depuis quand l'usine du port du Rhin existe-t-elle ?

Depuis 1967, sous General Motors. La première boîte automatique à trois vitesses sort en 1968. Punch Metals International reprend le site : accord le 21 décembre 2012, validation par le tribunal de grande instance de Strasbourg le 3 janvier 2013, 990 emplois sauvegardés. La société prend le nom Dumarey Powerglide Strasbourg le 10 octobre 2023.

Que fabriquait Dumarey Powerglide à Strasbourg ?

Des transmissions automatiques : trois, quatre, cinq, puis six rapports, et à partir de 2014 la boîte huit vitesses de ZF, produite à plus de 1 200 exemplaires par jour en 2024 pour les BMW thermiques. Le site a aussi usiné des pignons et des arbres pour des axes électriques, après un investissement de 40 M€ annoncé en 2022 pour Nidec PSA E-Motors.

À qui appartient Dumarey Powerglide Strasbourg ?

À un groupe familial belge fondé par Guido Dumarey, anciennement Punch. Dumarey Group NV siège à Nazareth-De Pinte, en Flandre-Orientale. Le Journal des Entreprises lui prête 2 500 salariés et 750 M€ de chiffre d'affaires en mars 2026. Aucun document consulté ne confirme que cette holding détient directement la société strasbourgeoise.

Sources

  1. Annuaire des entreprises (registre), fiche Dumarey Powerglide Strasbourg, annuaire-entreprises.data.gouv.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  2. Dumarey Powerglide, « Présentation et histoire », page archivée le 6 octobre 2024, web.archive.org, consulté le 26 septembre 2026.
  3. France 3 Grand Est, « C'est la catastrophe : une usine d'équipement automobile ferme à la veille de ses 60 ans à Strasbourg » (8 janvier 2026), france3-regions.franceinfo.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  4. 20 Minutes, « Strasbourg : General Motors enclenche la sixième vitesse » (10 avril 2006), 20minutes.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  5. 20 Minutes, « L'avenir du site General Motors encore un peu plus menacé » (1er février 2010), 20minutes.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  6. L'Usine Nouvelle, « La justice valide la reprise de GM Strasbourg par Punch Metals International » (3 janvier 2013, archive), web.archive.org, consulté le 26 septembre 2026.
  7. Dumarey Group, « Our history », dumarey.com, consulté le 26 septembre 2026.
  8. DNA, « Punch Powerglide Strasbourg investit dans l'hybride » (13 octobre 2020), dna.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  9. Les Échos, « Automobile : Punch Powerglide investit 40 millions d'euros à Strasbourg » (octobre 2022, archive), web.archive.org, consulté le 26 septembre 2026.
  10. Dumarey, « Punch célèbre une décennie d'excellence dans l'industrie automobile au sein de son entité à Strasbourg » (13 juin 2023), dumarey.com, consulté le 26 septembre 2026.
  11. Dumarey Powerglide, « Le groupe Punch devient le groupe Dumarey » (28 septembre 2023, archive), web.archive.org, consulté le 26 septembre 2026.
  12. Dumarey, « ZF Bouthéon joins Dumarey Group », dumarey.com, consulté le 26 septembre 2026.
  13. Le Journal des Entreprises, « L'usine alsacienne de l'équipementier automobile Dumarey Powerglide reste dans l'expectative » (3 juillet 2024), lejournaldesentreprises.com, consulté le 26 septembre 2026.
  14. Le Journal des Entreprises, « 60 millions d'euros débloqués pour Dumarey Powerglide Strasbourg, jusqu'à 300 emplois menacés » (11 septembre 2024), lejournaldesentreprises.com, consulté le 26 septembre 2026.
  15. Rue89 Strasbourg, « 248 emplois supprimés chez Dumarey Powerglide » (4 octobre 2024), rue89strasbourg.com, consulté le 26 septembre 2026.
  16. France 3 Grand Est, « 238 salariés licenciés : le plan social de l'équipementier automobile Dumarey Powerglide validé » (février 2025), france3-regions.franceinfo.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  17. Le Journal des Entreprises, « Dumarey Powerglide Strasbourg cessera ses activités courant 2026 » (8 janvier 2026), lejournaldesentreprises.com, consulté le 26 septembre 2026.
  18. DNA, « Dumarey Powerglide Strasbourg va fermer, victime de la crise de l'industrie européenne » (8 janvier 2026), dna.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  19. Rue89 Strasbourg, « Dumarey : les coulisses d'un plan social négocié dans l'opacité » (27 avril 2026), rue89strasbourg.com, consulté le 26 septembre 2026.
  20. Rue89 Strasbourg, « L'usine Dumarey va fermer en 2026 » (8 janvier 2026), rue89strasbourg.com, consulté le 26 septembre 2026.
  21. ici Alsace, « C'est la fin d'une époque : le sous-traitant automobile Dumarey Powerglide Strasbourg annonce sa fermeture fin 2026 » (8 janvier 2026), ici.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  22. RMC, « L'usine Dumarey à Strasbourg va fermer, 320 emplois supprimés » (9 janvier 2026), rmc.bfmtv.com, consulté le 26 septembre 2026.
  23. Dumarey Group, « About us », dumarey.com, consulté le 26 septembre 2026.
  24. Banque-Carrefour des Entreprises (Belgique), fiche Dumarey Group NV 0840.723.348, état au 25 septembre 2026, kbopub.economie.fgov.be, consulté le 26 septembre 2026.
  25. Le Journal des Entreprises, « Dumarey Powerglide fermera son usine dans la Loire en fin d'année » (27 mars 2026), lejournaldesentreprises.com, consulté le 26 septembre 2026.
  26. DNA, « Dumarey Powerglide Strasbourg : le plan social sur les rails » (6 février 2025), dna.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  27. Le Journal des Entreprises, « L'équipementier automobile Dumarey Powerglide supprime 248 emplois à Strasbourg » (7 octobre 2024), lejournaldesentreprises.com, consulté le 26 septembre 2026.
  28. Ville de Strasbourg, motion de solidarité avec les salariés de Dumarey Powerglide (février 2026), strasbourg.eu, consulté le 26 septembre 2026.
  29. DNA, « 600 emplois menacés chez Dumarey Powerglide à Strasbourg » (30 août 2024), dna.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  30. Dumarey Group, page des implantations, dumarey.com, consulté le 26 septembre 2026.
  31. Les Échos, « Automobile : Dumarey ferme son usine Powerglide à Strasbourg » (8 janvier 2026, archive), web.archive.org, consulté le 26 septembre 2026.
  32. DNA, « Lohr n'exclut pas une future cession mais dément des négociations exclusives avec Dumarey » (9 octobre 2025), dna.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  33. La Tribune, « Automobile : le groupe belge Dumarey va fermer son usine dans la Loire, 266 salariés licenciés » (24 mars 2026), latribune.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  34. Rue89 Strasbourg, « Dumarey : accord entre les syndicats et la direction sur les indemnités » (19 novembre 2024), rue89strasbourg.com, consulté le 26 septembre 2026.
  35. DNA, « Opération usine morte chez Dumarey Powerglide » (13 février 2026), dna.fr, consulté le 26 septembre 2026.
  36. Le Journal des Entreprises, « Dumarey Powerglide : la demande de procédure de sauvegarde examinée le 16 septembre » (29 août 2024), lejournaldesentreprises.com, consulté le 26 septembre 2026.
  37. France 3 Grand Est, « 248 emplois supprimés : l'entreprise strasbourgeoise Dumarey Powerglide entre en crise sociale » (4 octobre 2024), france3-regions.franceinfo.fr, consulté le 26 septembre 2026.
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